La Drunkorexie, une pathologie féminine ?

Des chiffres alarmants m’ont donné l’idée d’écrire sur ce sujet. En effet, les résultats d’une étude réalisée par des chercheurs de l’université du Missouri révèlent qu’ « une étudiante américaine sur six saute le repas avant de sortir en soirée ».
En France, l’OFDT ( L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies) signale que, entre 2005 et 2010, les épisodes d’ivresse ont augmenté, en particulier chez les jeunes femmes de 18 à 35 ans. Leur consommation ponctuelle d’alcool en quantité importante est passée de 30 à 42 %.

Alors qu’est ce que la drunkorexie ? Un phénomène de société, une nouvelle mode, une nouvelle pathologie ? J’ai enquêté pour vous.

Véritable trouble alimentaire, la drunkorexie ou alcoolorexie est une pathologie qui consiste à ne pas s’alimenter pour mieux pouvoir boire. C’est un mélange de deux maladies, particulièrement répandues chez les jeunes : l’anorexie et l’alcoolisme.

Ce fléau touche de plein fouet les jeunes filles vingtenaires et les étudiantes qui n’hésitent pas à sauter des repas pour pouvoir boire plus pendant les soirées. Ces jeunes femmes ne veulent plus choisir : pour boire et faire la fête, celles-ci préfèrent ne pas manger. Cela évite d’accumuler les calories d’un bon repas et celle d’une soirée arrosée. Cette pratique permet également de ressentir les effets de l’ivresse plus rapidement et d’économiser de l’argent pour acheter davantage de boissons alcoolisées.

L’image que les filles ont de leur corps pèse lourdement dans les raisons de ce dramatique constat. Particulièrement influencées par le culte du corps imposé par la société (publicités, magazines…), ces jeunes femmes font le choix de limiter leurs apports alimentaires avant de consommer de l’alcool afin de ne pas prendre un seul kilo.

Cependant cette pratique autodestructive donne lieu à des conséquences graves tant sur le plan physique, comportemental que cognitif et présente un risque important de troubles alimentaires plus graves et de toxicomanie. En effet priver le cerveau de nutriments pour recevoir des quantités d’alcool très importantes peut impliquer des problèmes de santé particulièrement dangereux : problèmes de concentration, difficultés à étudier et à prendre une décision.

Par ailleurs, l’alcool coupant la sensation de faim, ces jeunes femmes peuvent rester des jours sans manger et dans un état alcoolisé. Les conséquences sont gravissimes: perte de cheveux, réduction du volume des seins, disparition des règles, ostéoporose et carences…

L’information auprès des jeunes semble alors urgente devant l’ampleur du phénomène, encore méconnu face au Binge Drinking (qui consiste à consommer de grosses doses d’alcool en un temps très réduit pour ressentir les effets de l’ivresse plus rapidement).

A quand une campagne de com’ sur le sujet ? Quelles seraient vos préconisations pour cette campagne ?

Sources :
http://www.mediaetudiant.fr/vie-etudiante/drunkorexie-6688.php
http://www.abstrait-concret.com/2008/11/09/la-drunkorexie-nouvelle-pathologie-des-jeunes-etudiantes-qui-aiment-se-defoncer-la-gueule/
http://www.flair.be/fr/beaute-et-minceur/13406/les-drunkorexiques.html
http://www.elle.fr/Societe/Les-enquetes/Alcoolorexie-elles-ne-mangent-plus-elles-boivent-1984572
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